NDLR : J’acceuille aujourd’hui mon ami Gilles qui souhaite te parler d’un sujet capital, le sous-vêtement. Bonne lecture !
Lors de la lecture de l’article sur les cadeaux pour Noël me sont venues deux réflexions.
Tout d’abord, ces cadeaux peuvent fonctionner toute l’année, et surtout j’étais étonné qu’il n’y ait pas de slip léopard dans la liste.

Après une discussion avec Flo, on a convenu qu’il fallait laver cet affront et que je devais être le digne représentant du sous-vêtement.
Les premières traces (hihi) de sous-vêtements datent de l’Egypte antique sous forme d’un pagne en lin blanc retenu avec une ceinture. Ce pagne était d’abord utilisé en tant que vêtement, cependant au fil du temps, il s’est élargi, s’est allongé et s’est paré de couches de tissus plissées par-dessus et de perles pour la décoration. Il est donc naturellement devenu un vrai sous-vêtement. Pour l’anecdote on raconte d’ailleurs que le pharaon Toutankhamon a été enterré avec un pagne composé de 144 formes de triangle isocèle.

De l’autre côté de la Méditerranée, le romain (on ne parle pas de celui d’Ardentes Clipei mais de l’habitant de Rome) portait sous sa toge une sorte de caleçon ou slip réalisé en lin appelé le subligaculum. On le porte pour pratiquer du sport ou pour les représentations théâtrales. On peut imaginer le besoin d’avoir un bon maintient

Au Moyen-Âge, le sous-vêtement avait pour but de protéger la peau des irritation provoquées par les vêtements du dessus qui étaient souvent dans une laine ou un lin rêches. Par ailleurs, les vêtements de type chemise, manteau, cape, etc. étaient tellement chers, les sous-vêtements permettaient de garder ces vêtements exempts de salissures et d’odeurs corporelles. Cette idée d’hygiène va perdurer tout au long de l’histoire.
A partir du XVIIème siècle, un appendice apparait : la braguette, il s’agissait d’une évolution visible de la pièce de tissus raccordant les deux jambes au XVème siècle qui à l’origine servait aussi à mettre son mouchoir ou sa bourse et qui a été petit à petit gonflée par rembourrage.

Cette particularité était aussi montée sur les armures.

Au XVIIIème siècle, les caleçons sont plus courts, serrés aux genoux et fermés à la taille avec un cordon. Pour l’anecdote, Montesquieu changeait de caleçon chaque jour, tandis que certains hommes de moins bonne condition n’en changeaient qu’une fois par semaine. Vers le milieu du XVIIIème siècle, la création des sous-vêtements voit apparaitre un commerce spécialisé qui lui est dédié.

Le terme « slip », quant à lui, est entendu pour la première fois pour désigner un sous-vêtement en 1913, dans la revue l’illustration, il s’applique à une culotte ou un caleçon très court. Après la guerre, les hommes veulent laisser de côté les longs caleçons, peu pratiques. C’est l’apparition du sport dans les loisirs qui va démocratiser ce sous-vêtement, en effet les pratiquants de sports cherchaient le maintien en plus de l’hygiène.

Et maintenant on porte quoi ?
Actuellement le marché est inondé de différentes offres. Tant par la forme, allant des caleçons aux boxers en passant par les strings ou slip, que par les matières ou par les marques.
Je vous propose donc de passer en revue les formes puis les matières et nous finirons avec la sélection de la rédaction (c’est-à-dire moi).
Le caleçon
Quand je pense au caleçon j’ai immédiatement la musique Sk8er Boi d’Avril Lavigne (ah les années 2000 !) mais le caleçon est bien plus profond que cela, son avantage principal réside dans l’aisance qu’il apporte de par sa confection de petit short avec une ceinture en élastique. Il a un second avantage que je trouve plus coquet (et inutile), il peut être réalisé dans le tissu des chutes de chemises ce qui le rend « upcyclé ». Maintenant il faut se poser la question du bon goût quand vous souhaitez accorder les 2… J’espère juste pour vous que vous n’aurez pas à vous déshabiller devant quelqu’un.
A titre personnel je n’aime pas porter de caleçon la journée, en effet le tissu me cause quelques irritations et n’aimant pas avoir les cloches qui sonnent, je déplore le manque de maintien.
En revanche, je le recommande en tant que tenue de nuit. En effet, de par son aisance, il permet aux valseuses de se balader et d’ainsi évacuer la transpiration sans tacher les draps avec la fameuse « dernière goute » (on traite les vrais sujets ici).
Le slip
Comme vu plus haut, quand on pense slip, on pense majoritairement kangourou (note de la rédaction, dans le dessin animé Kangoo, les kangourous portent des joggings). Et il est vrai que ce sous vêtement ne respire pas la modernité malgré son atout principal qui est le maintien optimal, notamment pour le sport.
Cependant, après avoir mené une étude qualitative auprès de 7 femmes de mon entourage, je peux vous affirmer qu’il est plutôt apprécié chez ces dames. En effet, les arguments pro slips sont « il remonte les fesses et fais un beau cul dans le pantalon » en premier, suivis de près de « il fait un gros paquet » même si nous rappelons que ce n’est pas la taille qui compte.
Pour toutes ces raisons qui me permettent de compenser autre chose, vous comprendrez que je suis passé aux slips.
Le boxer
Nouveau venu qui s’est imposé partout dans les années 90 (60% des hommes en portent), le boxer est le trait d’union des précédents sous-vêtements. En effet, il maintient bien plus que le caleçon tout en étant plus moderne et confortable que le slip de par son côté moulant. Il est à noter que sa longueur peut varier d’un modèle à l’autre pouvant passer de boxer à shorty en quelques centimètres.
Le string
J’ai besoin de vous faire un dessin ? Bon, cela maintient autant que le slip et cela rentre un peu plus dans la pêche sans pour autant les mettre en valeurs à priori.
Bonus : Le slip chauffant de contraception
Car la contraception c’est l’affaire de tous (ou presque si on enlève la femme de l’équation), sachez qu’il existe des slips qui permettent de contrôler la quantité de sperme et permet de porter la charge de la contraception à 2. Plus d’info ici : https://www.ouest-france.fr/sante/contraception-masculine-avec-le-slip-chauffant-et-si-c-etait-au-tour-des-hommes-81c1e4c8-755a-11ed-ac18-73d5751915d8
Bonus 2 : Nu sous son pantalon
On parlait de sexy ? Cela fait toujours son petit effet. Par contre il y a quelques contraintes, hygiéniquement ce n’est pas fou, ça abime les vêtements, il y a 0 maintient et il faut penser à mettre quelque chose en allant chez le médecin.
Les matières :
Du côté des matières naturelles nous retrouverons :
Le coton
Le tissu que nous allons le plus souvent croiser dans la composition. Croisé il peut l’être aussi avec une matière synthétique (lycra, modal, etc.) afin d’augmenter de diverses propriétés.
En termes de coton, hors du coton « classique » vous pouvez aussi trouver du coton Supima ou du Sea Island !
Le lin
Il apporte une sensation de fraicheur au contact de la peau et est, contrairement à ce qu’on pense, plutôt doux au toucher. Comme le coton, il est souvent additionné à d’autres matières.
La laine merinos
C’est une matière qui est beaucoup utilisée pour les randonnées ou les treks car la laine merinos a un pouvoir magique, elle ne retient pas les odeurs, ce qui fait qu’on peut suer dedans sans être dérangé. Par ailleurs la matière est résistante aux frottements et permet d’évacuer la transpiration.
La soie
Qui n’a jamais rêvé de péter dans la soie ?
Du côté des matières artificielles/synthétiques :
Lycra
Il n’existe pas de tissus 100% lycra, en effet le lycra est fabriqué à base d’élasthanne et est mélangé à d’autres tissus. Il a pour principal intérêt son élasticité qui apporte du confort et son coût de production.
Modal
Fabriqué à base de pulpe de bois ainsi que d’un solvant (recyclable à 99%), il a les mêmes caractéristiques que le lycra avec un impact écologique moins important.
Lyocell et Tencel
Pour information Tencel est une marque déposée utilisant le procédé du Lyocell, ce sont donc exactement la même chose. Pour ce qui est de la fabrication, c’est la même chose que du modal, seul le bois et le solvant changent. Nous avons donc les mêmes caractéristiques.
Autres tissus techniques
Malgré mes recherches je n’ai pas pu trouver de lingerie en ripstop ou autres tissus plus techniques. A part bien sûr du polyester mais ces mots sont proscrits dans ces colonnes.
Ma sélection pour vous et je ne fais pas dans la dentelle !
Les caleçons :
Hast : Car je les connais depuis longtemps (coucou Thomas) et que j’ai toujours aimé l’approche upcycling. Si vous aimez le toucher des chemises Hast, imaginez cette sensation sur vos bijoux.

Derek Rose : C’est un peu le Savile Row du caleçon, les tissus viennent vraiment des mêmes rouleaux utilisés pour faire des chemises.

Ron Dorff : J’ai un maillot de bain de chez eux et il est méga sexy, vous n’aurez pas honte de vous déshabiller devant votre partenaire.

Les boxers :
Versace : C’est too much et c’est ce que j’aime, le rococo italien à la sauce Miami !

CDLP : Si jamais le too much vous dépasse, il y a une version raffinée chez CDLP très minimaliste en lyocell. Vous serez le plus élégant en vous mettant nue à la salle de sport.

TALC Paris : Créé par le fondateur de commune de Paris, ils proposent un boxer en Lyocell un peu épais avec un beau coloris vert militaire (non, ceci n’est pas du kaki, il faut arrêter avec cette idée !)

Uniqlo : Si jamais vous préférez investir dans une nouvelle paire de souliers.

Les slips
Calvin Klein : Quand je pense slip sexy, je pense forcément Calvin Klein (la dernière campagne pub aide).
Sa coupe moderne est assez étonnante car elle est très échancrée mais l’effet est garanti et le maintien parfait. Je n’ai eu que des retours positifs.

Tom Ford : J’ai besoin d’expliquer ?

Impetus : La gamme travel offre un excellent confort et un bon maintient. Cette marque fait partie de mes basiques. Il y a un bon maintien et ils sèchent rapidement !

Cadeau, le Jockstrap : Je n’ai jamais tenté, n’hésitez pas à me faire un retour.


