La garde-robe idéale : s’il fallait tout recommencer

La garde-robe idéale existe-elle ? Vaste question. Elle serait sûrement différente pour chacun, pire elle évolue certainement en même temps que nos goûts. On peut probablement répondre que non… Fin de l’article, bref et concis !

Cela dit… cette question m’en amène une autre. Si une personne me demandait ce qu’il faut dans un vestiaire sartorial, que lui répondrais-je ? Et si je devais moi-même tout recommencer ? Quel est le minimum à avoir pour considérer qu’on a assez de pièces pour s’habiller au quotidien ? Et pourquoi ces pièces ? Que faut-il prioriser ? Jusqu’où peut-on pousser le goût du bien fait ? Que de questions…

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Les indispensables de l’été

L’été est là. Un peu trop même vu les températures actuelles. Et si l’été implique souvent mariage (cf l’article précédent), c’est aussi le moment des vacances, souvent ensoleillées au bord d’une plage ou d’une piscine. Comme c’est aussi fréquemment notre voyage le plus long de l’année, cela implique de bien préparer sa valise pour ne rien oublier. J’ai donc eu l’idée de ce petit article pour te présenter mes indispensables de l’été.

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S’habiller pour un mariage : mode d’emploi.

Après deux années de confinement, 2022 est particulièrement chargée en mariages. Se pose alors évidemment la question de « Comment s’habiller ? ». Pour ce genre d’évènement, tout sartorialiste qui se respecte aimerait pouvoir se lâcher, se faire plaisir, préparer des tenues exceptionnelles, hyper pointues. Oui, mais…. Il fait chaud, très chaud. Et puis les futurs mariés adorent imposer des thèmes qui viennent tout gâcher (ou imposer des dépenses considérables).

Voici un guide court et simple pour t’y retrouver facilement.

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Transporter ses affaires au quotidien : l’affaire est dans le sac!

Le sujet de la bagagerie est assez peu abordé. Pourtant force est de constater que nombreux sont en recherche du modèle qui saurait répondre à leurs besoins quotidiens sans forcément trouver chaussure à leur pied (enfin, sac à leur main plutôt). J’ai donc décidé de te partager quelques réflexions sur le sujet ainsi qu’une liste de marques que j’apprécie.

Un choix qui n’est pas anodin

Je le disais dans un précédent article, beaucoup se contentent de l’immonde sacoche à PC portable fournie avec leur laptop professionnel, qui enlèverait tout charisme à la meilleure des tenues (et pourtant, je suis prêt à parier qu’un jour, quand les employeurs auront abandonné l’idée de nous en fournir, il y aura une tendance pour ça aussi…).

Pour ajouter à cette pointe de flemme, il faut être réaliste sur l’état du marché. Acheter un bon sac, ça coûte cher. Si on ne parle pas d’investissement (à moins que ça soit un modèle permanent pour femme Hermès ou Chanel), la dépense, elle, peut amener à une certaine prudence. Or, un beau sac ça termine une tenue, un peu comme le parapluie, quand on est dans la rue l’hiver on ne voit de nous que le manteau, l’écharpe, les gants, les souliers (déjà bien trop négligés par certains) et…le sac.

La fameuse théorie de l’évolution…

Au-delà de l’aspect stylistique, il revêt aussi un aspect pratique. Si on s’encombre d’un sac, c’est pour y mettre nos affaires, et nous n’avons pas tous les mêmes besoins. La réflexion sur le choix du bon modèle est donc importante, et savoir cerner ses besoins un exercice qui peut s’avérer délicat, puisqu’il faudra gérer avec le poids de tout ce qu’on veut mettre dedans. Il faut donc se poser 2-3 questions avant de se lancer dans un achat inconsidéré.

Qu’est-ce qu’un bon sac ?

Face à l’énorme proposition de sacs mal pensés, mon cahier des charges s’affine avec les années et je deviens de plus en plus sélectif. La première chose à avoir en tête c’est que plus le sac est volumineux, plus on a tendance à vouloir y mettre des choses inutiles, ne choisis donc pas trop gros « au cas où », tu risquerais de te retrouver à porter 10kg tous les jours. Stylistiquement, j’exclue d’office les sacs à dos inadaptés au port d’une veste, et qui donnent une allure pour le moins… discutable (une sangle/bandoulière amovible est en revanche toujours bienvenue, on peut avoir besoin de ses deux mains). Un autre point important, c’est la présence d’une bonne poignée. Il y a une quinzaine d’année est apparue la mode des sacs de postier américain, on se retrouvait donc avec uniquement une bandoulière, là encore, si ça peut sauver de temps en temps, autant l’éviter autant que possible. La poignée c’est le point important dans la construction du sac, c’est là que vont se jouer les plus gros efforts et les torsions, c’est donc là que le risque de casse est le plus important. La traditionnelle poignée droite a laissé la place depuis une dizaine d’années à des anses plus grandes et moins formelles. Elles ont l’avantage d’amener un peu d’originalité au produit, qui peut sinon vite sembler austère.

Un bon sac c’est aussi une bonne construction, voici un exemple de finitions exceptionnelles

Le matériau principal est aussi primordial. Et globalement, le cuir règne en maître. En particulier le cuir grainé qui a l’avantage de mieux cacher les petites éraflures qui arriveront forcément à cette pièce. Le cuir lisse y sera un peu plus sensible, mais c’est aussi le plus formel, et celui qui va en général plus patiner. Or un beau sac ça peut se garder toute une vie, ce qui peut promettre une belle patine. L’inconvénient du cuir, c’est que c’est cher, d’autant plus pour un sac où il va falloir des morceaux de peau d’une grande surface sans défauts. Une autre option, c’est la toile, souvent de coton, qui est une alternative tout à fait idéale quoique bien plus décontractée en général. J’avais à une époque, supposé que le sac en toile serait aussi plus léger que celui en cuir, mais ça ne m’apparaît pas comme une vérité absolue. Enfin, la dernière option est celle de matériaux non naturels, ayant l’avantage de la légèreté et d’une résistance aux intempéries accrue, mais qui sont en général peu esthétiques, et à la durée de vie discutable (ici encore, ce n’est pas une vérité absolue, si la toile est de qualité et la fabrication réalisée par une marque fiable, ce genre de sac peut durer longtemps).

Il n’y a pas que le cuir qui vieillit et patine, si le produit a la chance de durer 30 ans source : filsonfan.com

La compartimentation du sac reste un point important pour moi. Les marques s’amusent souvent à créer toutes sortes de poches, de compartiments, de rangements (à stylos, on en trouve même qui ont encore des poches à GSM à clapet !!!). En général elles ne me servent à rien, prennent plus d’espace qu’autre chose ou ne sont jamais placées où je voudrais. Je suis donc partisan de la simplicité. Une, deux ou trois sections, éventuellement une petite poche zippée pour ranger les choses vraiment petites, fragiles ou de valeur, et si le sac est plutôt décontracté, une poche zippée à l’extérieur pour ranger un pass navigo ou une paire de gants. C’est tout. Pour le reste, j’ai mon propre système de rangement (trousse tech, étui à stylos…). Faisons simple et efficace.

La construction est le dernier point à aborder. Certains sacs sont « mous », alors que d’autres sont construits avec des panneaux internes qui donnent une structure à la pièce (comme l’entoilage d’une veste), et lui permettent de rester droite et de ne pas s’avachir dès qu’on la pose. Ces modèles sont souvent les plus formels, et je dois avouer que dans un contexte pro (en particulier lors d’un entretien) il n’y a rien de pire qu’un sac qui ne se tient pas. Il doit se maintenir avec la même rectitude que celle qu’on attend de son propriétaire !

Un sac qui tien bien en place, droit comme un « i » c’est important, mais ça ajoute forcément du poids, un choix à réfléchir

En fait, non, une dernière petite astuce pour la route. On s’intéresse beaucoup à l’extérieur du sac, mais rarement à l’intérieur. Si j’ai déjà abordé la question de la compartimentation, il reste un dernier détail à aborder. Comme on l’a vu juste au-dessus, le sac est construit comme une veste, il y a donc une partie invisible de l’extérieur, mais importante : la doublure. La plupart du temps, la doublure est faite dans un matériau et un coloris qui la rendent la moins chère possible. Tout le monde s’en fiche, autant ne pas faire augmenter inutilement le prix du sac. Et puis il y a quelques années je commande mon premier sac MTO : basé sur un modèle existant, j’en choisis tous les matériaux. Tu t’en doutes, je me fais plaisir, je pars sur un bleu pas trop foncé (choix pas très classique, mais pas non plus extravagant) et pour la doublure… je choisis un alcantara orange ! Oui oui tu as bien lu, orange. Si le choix de l’alcantara est assez classique (c’est un tissu composite qui a l’avantage d’avoir un touché très doux comme du velours ras, et d’être plutôt économique), le choix de l’orange fait réfléchir. Après avoir un peu discuté de la conception du sac, M. Bonino, qui va le réaliser, me conseille une doublure claire. Tout simplement parce que lorsque tu fais tomber un petit objet dans ton sac, si la doublure est noire ou très foncée, on le retrouve plus difficilement. Je me suis donc amusé à affubler ce sac destiné à des contextes professionnels assez formels d’une doublure orange…

Les marques que je vous conseille

Commençons par le sujet qui fâche, le budget. Un bon sac, ça coûte forcément un peu. C’est un produit qui demande beaucoup de matières premières (n’oublie pas que le plus complexe avec le cuir, ça reste d’avoir de grosses surfaces sans défauts) et de travail, sans compter la DA bien sûr. Sans compter que les frais de ports (que ce soit de l’atelier à la boutique/dépôt, ou jusqu’au client) coûtent vite excessivement cher. En dessous de 300€ c’est compliqué de trouver un produit qui soit beau et qui dure. Entre 300 et 500€ tu commences à trouver de jolies choses, en particulier chez des acteurs jeunes ou plus petits. Entre 500 et 800€ il y a de tout, dont de très belles pièces. Au-dessus de 800€ il faut faire attention aux marques de faux luxe, mais c’est aussi là qu’on trouvera des pièces d’exception, qui, si elles ne sont pas accessibles en boutique, peuvent pour des marques plus âgées se trouver d’occasion (Eh oui, une pièce d’exception peut durer des décennies, l’occasion est une option légitime).

Voici une liste de marques à considérer. En rouge, celles que j’ai personnellement testées ou qu’une personne assez proche et exigeante a déjà testées. Pour les autres, je les mets sans avoir une totale garantie de la qualité du produit.

Billingham

Commençons avec deux marques qui sont plutôt dans le registre du workwear que du sartorial mais que je tiens à présenter dans cette liste. Tout d’abord Billingham, référence en matière de sacs photos qui propose aussi des modèles pour jeune cadre dynamique. Même si je n’ai pas encore testé la marque, j’ai connu assez de photographes ayant trimballé ces sacs dans les endroits les plus reculés du monde pour savoir que ces sacs sont increvables. Réalisés en tissu et cuir, on a le choix en fonction des couleurs entre un twill coton/polyester qui patinera de manière exceptionnelle avec les décennies et un twill FibreNyte 100% polyester qui ne bougera pas et sera un peu moins doux. Une option à considérer pour un style un peu plus vintage. Tu peux regarder en particulier les modèles Thomas, Hadley One ou Eventer MkII. Les couleurs noires et bleues sont parfaites pour un style plus « habillé ».

Pour ceux ayant un style assez casual, c’est une référence

Filson

Ah Filson… je me souviens encore d’une époque pas si lointaine où la marque était le bon plan à se refiler sur les forums de connaisseurs. L’original Briefcase est à lui seul une légende. Ici aussi, pas de 100% cuir, mais un twill 100% coton ciré pour une meilleur imperméabilité et du cuir de sellerie increvable. Comme chez Billigham, un coloris bleu marine existe, tout à fait adapté à des tenues plus urbaines. A noter que la marque propose aussi un sac en Cordura pour ceux qui craindraient que le coton ne soit pas assez imperméable. Je le mentionne d’une part parce que l’usage du cordura permet de faire passer le sac sous la barre du kilo (de 8g certes…), et surtout c’est la seule option que j’aie trouvé qui soit intéressante et coûte moins de 250€. Petit tip, la boutique Wannaccess propose une belle sélection de sacs Filson, dont des modèles pas toujours dispos sur le site de la marque, et ils sont français !

Le Briefcase Filson, must have depuis des années, idéal dans un style plutôt décontracté

Cuir et terre

J’ai connu la marque il y a maintenant 10 ans. Je venais de me diplômer et c’est en amenant des paires de chaussures à l’atelier Cattelan pour y faire poser les patins et fers de rigueur que j’ai découvert cette marque. 100% Made in France, les produits sont un peu rustiques, mais d’une qualité exceptionnelle. J’avais acheté un cartable qui n’a fait qu’admirablement patiner avec le temps, fidèle compagnon du quotidien, il a tout subi en 10 ans, la pluie, la neige, les frottements, les coups…. Mais il est toujours vaillant. Je ne peux que recommander, d’autant plus quand on parle d’une petite marque qui produit en local à des tarifs plus que raisonnables.

10 ans d’usage quasi quotidien, et toujours increvable, je ne peux que recommander!

Le Feuillet

Jeune marque française établie à Lyon, Le Feuillet propose toute une ligne de maroquinerie/bagagerie réalisée sur place, avec un design très moderne. Un ami m’a fait découvrir la marque au Pitti il y a quelques années, et j’avais trouvé le projet, intéressant. EN particulier la volonté de proposer une autre façon de porter son sac, qui ne conviendra pas forcément à tout le monde, mais qui me semble intéressante, en particulier lorsque le sac est un peu chargé. Un beau projet donc à suivre de très près !

Moderne et made in France, une option parfaite pour le gentleman citadin

Carl Friedrik

Dans cette même tendance minimaliste, Carl Friedrik est une jeune marque que j’ai connu lors du premier Super Trunk Show de Londres. Fondée par deux Suédois, on y retrouve une esthétique bien plus sobre, lisse, totalement adaptée à un sac business. J’avais été séduit par le design, et la qualité apparente du produit. Notamment les doublures colorées (voir plus haut) avec un léger rappel à l’extérieur. Bref, sobre et de bon goût. Avec le temps j’ai eu l’occasion de me procurer un modèle (d’occasion, investir dans un nouveau cartable étant globalement totalement inutile) pour tester, et je le trouve à l’usage très agréable, et pile à la bonne taille pour tout prendre sans trop se surcharger. Gros avantage, le modèle tient debout tout en n’ayant pas une base trop large, idéal pour un contexte professionnel.

Un sac utilisé au quotidien actuellement. Je trouve ce petit rappel orange de très bon goût.

Leo et Violette

Jeune marque française, Léo et Violette a été une des premières « DNVB » à miser sur la maroquinerie. J’ai vu quelques fois leur cartable pour homme en vrai, et le produit m’a semblé tout à fait intéressant. La gamme s’est étoffée de plusieurs modèle de tailles et formes différentes, pour des styles plus ou moins formels, mais toujours très épurés. Les prix vont de 320 à 450€ pour des pièces réalisées en Italie ou en Espagne, plutôt correct.

Détail intéressant, j’aime toujours avoir une poche extérieure, pour ne pas ouvrir le compartiment principal

Valet de Pique

Autre marque française, encore plus jeune, j’ai pu voir passer quelques photos de sacs Valet de Pique sur les Internets. Même si je n’ai pas eu l’occasion de voir les produits en vrai, proposer un sac made in Paris à moins de 400€ c’est notable, et intrigant. A voir en vrai !

Made in Paris à 350€, ça donne envie d’aller voir

Ateliers Auguste

Autre marque française assez jeune qui s’est imposée sur le Web, Ateliers Auguste propose deux sacs à l’allure assez formelle, mais moderne, avec des anses plutôt qu’une poignée et très sobres. On peut regretter l’absence de version marron, mais je note que pour environ 500€, le sac est made in Italie, et surtout la peausserie est du veau et pas de la Vachette, c’est assez rare pour être noté. A voir comment les pièces évoluent dans le temps.

Sobre et très élégant, le Suffren est idéal pour une tenue très formelle

Le Tanneur

Voilà une marque française de référence, qui s’est fait une spécialité de la maroquinerie/bagagerie milieu de gamme. L’avantage, c’est de pouvoir la trouver assez facilement en France, dans des boutiques multimarques, spécialisées ou pas. La marque propose une large sélection de pièces, plutôt modernes, dans différents coloris. Je n’ai en revanche pas eu l’occasion de posséder de produit de la marque, je ne me prononcerai pas sur la qualité.

Pour les plus aventureux d’entre vous, j’aimerais bien voir ce que va donner la patine de ce jaune…

Lancel

Voilà une marque que tu ne t’attendais pas à voir citée. S’il est vrai que la marque est plus orientée pour une clientèle féminine, elle propose aussi une collection pour homme. Si elle n’est pas particulièrement vaste, j’ai été particulièrement séduit par le modèle Graphic, dont je trouve le design très sympathique. Par ailleurs, le prix m’a semblé plutôt raisonnable pour une marque « traditionnelle » (665€)

J’aime beaucoup le patron qui reste très sobre mais avec une légère originalité

Bonino

Bonino est une maison napolitaine avec qui j’ai travaillé il y a quelques années. Lors de ma première visite en 2014 je cherchais un cartable plutôt formel. Il y avait en stock des cartables très classiques à 1, 2 ou 3 soufflets, noirs ou marron. En discutant un peu avec xxxx Bonino et son père ils me disent que des commandes spéciales sont envisageables. Comme j’aime bien avoir quelque chose d’un peu exclusif, je décide de faire simple, en partant du modèle deux soufflets, auquel je ne modifie rien, mais pour lequel je choisis une peausserie bleue et une doublure en alcantara orange, histoire qu’il soit vraiment unique, tout en étant utilisable dans un contexte professionnel. Cela fait donc 8 ans que j’utilise ce sac, pas au quotidien, mais dans certains contextes ou juste lorsque j’ai envie, et j’en suis pleinement satisfait.

Ma conception du business bag formelle (et personne n’imagine son intérieur orange)

Frank Clegg

Attaquons maintenant les acteurs anglais, qui maintiennent assez souvent de belles gammes de sacs plus hauts de gamme. Frank Clegg fait partie de ces acteurs. Avec plus de 50 ans d’existence, la gamme proposée est particulièrement vaste, il y en aura pour tous les goûts. C’est d’ailleurs assez compliqué de choisir un modèle ne particulier, tant il y en a qui me semblent pertinents. Ici aussi j’aimerais beaucoup voir ce que ça donne dans le temps. A noter une large palette de couleurs pour ceux qui voudraient sortir des classiques marron chocolat et noir.

La simplicité n’est pas toujours d’un ennui mortel…. Mention spéciale pour la large palette de couleurs proposée par la marque

Ettinger

J’ai connu la marque lors de différents Pitti Uomo, où elle m’avait surtout séduit pour sa petite maroquinerie. Mais la maison propose aussi des sacs, dont quelques modèles business. Ce qui m’intéresse ici, c’est l’usage d’un cuir pour bride, traité de manière à avoir un toucher très particulier, proche d’une bougie de cire. Je me demande d’ailleurs, si ce cuir ne serait pas plus résistant aux petits accrocs du quotidien.

Pour les amateurs de classicisme, les cartables de la marque ont un style très fort

Equus leather

J’ai connu Equus Leather pour ses ceintures (excellente qualité par ailleurs) et la marque propose quelques pièces assez exceptionnelles dans sa ligne de sacs. Assez chargées, pas les plus sobres, mais qui semblent increvables. La marque propose en particulier un vrai attaché case rigide pour les amateurs, je me souviens de la vidéo qu’ils avaient réalisée pour présenter la réalisation du sac, on est vraiment sur une pièce d’exception (tout comme son prix).

J’aime beaucoup, c’est massif, un peu chargé grâce à la triple ouverture, mais d’une élégance…

Swaine Addeney Brigg

Voilà une grande référence londonienne. Swaine Addeney Brigg existe depuis 1750, et est spécialisée dans les accessoires très haut de gamme. Notamment les parapluies (souviens toi ceux qu’on voit dans Kingsman), mais aussi les sacs (elle en a fourni à l’agent 007 il fut un temps). On est là dans du très classique, très haut de gamme, très luxe. Quelques pièces méritent l’attention si on peut se le permettre, mais dans un style particulièrement classique et habillé (ou étonnement plutôt workwear, les marques classiques proposant souvent des cartables type « d’instituteur des années 50 » plus volumineux, avec beaucoup de sangles, et donc bien moins formels)

Et pourquoi pas un attaché case des plus classiques? Quel panache….

Hermès

Ah… le sac à dépêches Hermès. Une légende, la référence absolue en France (et dans le Monde ?). On touche là au Nirvana du luxe. Le sac est très classique, excessivement cher, mais que veux-tu ; c’est la rançon de l’exceptionnel. Une possibilité serait d’en trouver un d’occasion, même si, même ainsi, je crains que le budget nécessaire soit particulièrement élevé.

Simple (un peu trop?), sobre (un peu trop?), mais intemporel…

Faire appel à un artisan

En voilà une idée qu’elle est bonne ! Après tout, pourquoi ne pas faire appel à un artisan, pour faire réaliser le sac idéal, pile au bon format, dans la bonne couleur, le projet d’une vie ! Il existe des artisans capables de répondre à ce besoin, je pense à Bertrand Montillet de la sellerie Abzaroke, ou bien Serge Amorouso.

J’ai eu la chance de passer le cap, pouvoir tout choisir quel plaisir!

Personnellement, j’ai tenté l’expérience, à l’occasion de mes 30 ans avec mes amis d’Atelier Villys. Je reviendrai plus en détail sur cette expérience, dans un article dédié, mais j’ai eu l’occasion de faire réaliser exactement le sac dont j’avais besoin, j’ai pu concrétiser la pièce de mes rêves, et être conseillé par de vrais passionnés, qui vont penser à la personnalisation du moindre détail. Une vraie expérience à vivre ! Le vrai problème ? On aimerait vite faire la même chose pour toutes les pièces de bagagerie qu’on possède… malheureusement, mon banquier semble réticent.

Pour cette attache, j’ai eu le choix entre 3 options de design différentes. Va choisir toi….

Que garder de cette longue réflexion ? Déjà, qu’il te faut un sac. Choisir son sac n’est pas anodin, il participe totalement à la construction d’une tenue. Négliger cette pièce, ou ne pas y investir un minimum est, à mon avis une erreur, tant pour le côté stylistique que pratique. Prends bien le temps de la réflexion et de la comparaison lorsqu’elle est possible. Et n’oublie pas qu’il est probable que tu te procures d’autres sacs avec les années (un weekender, un sac pour les jours de repos…), penser série avec des marques ayant des lignes permanentes n’est pas une mauvaise idée… mais j’y reviendra un autre jour

Le Diable se cache dans les accessoires

La plupart des questions que je reçois sont des demandes de conseils d’achat. Quelle marque ? Quelle pièce ? Compléter sa garde-robe, en particulier lorsqu’on a un budget limité (ou que l’on veut limiter sciemment ses achats, coucou Guillaume) peut vite devenir un débat philosophique avec soi-même. J’ai imaginé une petite série d’article, en lien avec celui que j’avais écrit sur les pièces indispensables d’un vestiaire, en élargissant la réflexion à « Comment se faire un vestiaire polyvalent avec de la personnalité ? ». Mais avant de digresser sur les grands classiques à avoir en moult exemplaires, qu’on appelle communément basiques, j’ai eu envie de m’intéresser au reste de notre vestiaire.

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Malfroid, Chausseur parisien

Je fais mal mes devoirs. Il faut bien admettre qu’en tant que pseudo-blogueur de la chose sartoriale, je devrais m’intéresser à chaque nouvelle maison qui se crée, être à l’affût des nouveaux acteurs qui viennent révolutionner le marché. Oui, mais non. D’une part parce que je suis relativement feignant, d’autre part parce que pour peu que la marque me plaise, je dois trouver du budget pour tester. Or, n’étant pas financé par un généreux mécène, les choses prennent leur temps. Tout ça pour dire quoi ? Il faut bien l’admettre, quand j’ai commencé à voir des posts Instagram sur Malfroid je n’ai pas prêté autant d’attention qu’il aurait fallu. L’erreur… Parce que finalement, des nouvelles maisons pour lesquelles j’ai eu un vrai coup de cœur ces dernières années, il n’y en a pas eu tant que ça (je suis à la fois difficile et snob, ça n’aide pas). Alors quand Victor, le co-fondateur de Malfroid m’a contacté, vu que nous avions une bonne connaissance en commun, pour me présenter sa marque, il m’a bien fallu admettre, qu’il y a quand même des univers sympathiques à découvrir. Mais reprenons les choses depuis le début.

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Stefano Cau : éloge des motifs

Je profite de cette période actuelle de confinement pour te faire voyager un peu. Non pas géographiquement (encore qu’un peu tout de même) dans un vaste univers constitué d’une multitude de couleurs et de motifs. Ami amateur de sobriété et de discrétion, héraut de l’invisibilité et défenseur de la neutralité, passe ton chemin ! Car aujourd’hui c’est tout l’inverse qui nous intéresse ! Lire la suite de « Stefano Cau : éloge des motifs »

Visite de la manufacture Alfred Sargent

La région de Northampton et de sa banlieue est fascinante. On y compte plus d’une dizaine de chausseurs, dont certains considérés comme ce qui se produit de mieux au monde en terme de prêt-à-chausser. Un peu comme Biella en Italie pour les tissus, Northampton est donc considérée à juste titre comme la capitale mondiale du soulier.

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La cravate est morte! Vive la cravate!

C’est au cours de la dernière édition du Pitti que j’ai lu ce postulat assez étonnant, la cravate serait devenue obsolète, selon cet article, elle serait « morte ». Pour un quotidien du pays de la cravate, c’est assez violent comme affirmation, d’autant qu’elle ne reflète pas forcément toute la vérité. Evidemment, en tant que grand passionné de cet accessoire de col, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de développer le sujet.

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London Super Trunk Show millésime 2019

Le Super Trunk Show de Londres, Acte 3. Cette troisième édition aurait pu se contenter de reproduire ce qui avait été présenté l’an dernier, mais elle a encore innové avec de grands changements. Pour commencer un changement géographique. Le lieu étant encore plus central, situé sur Regent Street, à deux pas de Jermyn Street, idéal pour une petite balade dans les différentes boutiques de la rue. La principale nouveauté restant l’ajout d’un championnat du monde de patine, mais j’y reviendrai. Petit résumé de cette journée fort chargée, qui a fini en beauté un voyage qui m’aura amené jusqu’à Northampton.

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Nouveau local pour cette troisième édition

Nouveau local pour cette troisième édition

Les exposants

Le Super Trunk Show, c’est avant tout l’occasion pour un certain nombre de marques de présenter au public leur collection et surtout de permettre des essayages. Certaines maisons sont des habituées de l’évènement. Justin Fitzpatrick bien sûr, qui est aussi organisateur du Trunk Show, mais aussi Norman Villalta et la boutique en ligne suédoise Skolyx présents depuis sa première édition et bien sûr Saphir, partenaire principal de l’organisation.

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Saphir est présent depuis la première édition, une occasion de voir la gamme complète de produits

D’autres maisons étaient déjà présentes l’an dernier, telles que TLB à qui j’avais dédié un article, et qui présentait sa nouvelle gamme Artista, à la réalisation plus pointue que la gamme standard pour un surcoût modéré (425€ contre 365€). Ainsi que les marques japonaises distribuées par la plateforme JSEP : Miyagi Kogyo, Oriental/Matsumoto et Kiten.

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Les souliers de Normal Villalta à la ligne si caractéristique

Enfin, il y avait aussi pas mal de nouveaux exposants. En particulier deux maisons très connues des passionnés, Carmina, le fabricant majorquin spécialisé dans la réalisation de chaussures de moyenne gamme très prisées des passionnés souhaitant rester dans un budget modéré. Et bien sûr Gaziano & Girling, dans un registre plus haut-de-gamme, qui proposait lors de l’évènement le déstockage d’un certain nombre de modèles en fin de série. Une aubaine pour se faire plaisir avec une paire à presque moitié prix. Le choix était assez large et toutes les pointures étaient disponibles (en tout cas à l’ouverture). Mais c’était aussi l’occasion pour la marque de présenter quelques pieds de sa nouvelle ligne d’entrée de gamme proposée à 600£.

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Une réalisation Bolero

Parmi les autres participants se trouvait le bottier japonais Bolero, dont le travail semblait très intéressant (reste à se poser la question de la possibilité de faire de la mesure à longue distance). Les marques allemandes Shoepassion et Heinrich Dinkelacker, qui font partie de la même entreprise, mais proposent des produits totalement différents, avec des souliers très classiques et made in Spain pour la première, et une ligne appartenant plus à l’école austro-hongroise avec des modèles budapester et du cousu goyser chez la seconde, plus rustique…

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L’inimitable style budapester, par Heinrich Dinkelacker

Enfin la marque TWLV exposait des modèles de bottines plus casuals, qui sont moins ma tasse de thé. Et la marque J. Hopenstand de la maroquinerie réalisée en Suisse, assez minimaliste et colorée, bref très moderne.

J’ai survolé un peu tous les stands, en ayant un programme assez précis en tête de ce que je voulais voir. En particulier, j’étais très intrigué par la ligne Artista de TLB qui pourrait bien devenir un must have dans cette gamme de prix. Les formes sont réussies (en particulier le chiseld toe, ou carré atténué, qui est la forme qui m’intéresse) et le travail de la semelle à étudier un peu plus en détail (mais la cambrure très pincée par rapport au standard de cette gamme est très tentante, au moins visuellement). Je n’aurai malheureusement rien trouvé à mon pied chez Gaziano & Girling, une tragédie, enfin pas pour mon portefeuille. Mais j’ai pu trouver une paire de sneakers en veau-velours bleu chez J. Fitzpatrick à un tarif bien soldé, comme c’est quelque chose que j’avais en projet c’était une bonne occasion. Un bon bilan en somme.

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La nouvelle ligne Gaziano & Girling plus abordable mais toujours très soignée

Les championnats du monde

En plus de donner de la visibilité à des marques pas toujours physiquement présentes, le Super Trunk Show organise des compétitions liées au monde du soulier. La première année a permis de lancer cette série avec le championnat du monde de glaçage. L’an dernier a vu l’organisation d’une épreuve bien plus ambitieuse avec l’organisation des championnats du monde de botterie. Énorme succès, avec de nombreuses participations, dont quelques grands noms de la botterie mondiale.

Cette année, ces deux concours ont été complétés par une troisième épreuve, le championnat du monde de patine. Bien qu’elles soient nommées championnats du monde, ces trois compétitions restent bon enfant, et sont avant tout l’occasion de réunir les passionnés et les meilleurs artisans afin de montrer ce qu’on peut faire de mieux actuellement.

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en tout, une quarantaine de participants on proposé un pied cette année

Le championnat du monde de glaçage

Alors, je dois être honnête, je n’ai malheureusement pas pu assister à cette épreuve. Notre organisation ayant fait que nous sommes allés déjeuner peu avant le début de la compétition. Nous avons donc raté ces 20 minutes. Comme chaque année, les 3 finalistes ont dû réaliser le meilleur glaçage possible en 20 minutes sur une paire de richelieus couleur « gold ». L’épreuve n’est pas évidente, la couleur du cuir étant particulièrement claire, on ne parvient pas facilement à faire ressortir le glaçage. Le fait que la paire soit neuve n’arrange rien. Cette année, les trois finalistes étaient Alexey Vrublevskiy originaire de Russie, le japonais Yuta Sugimura, et Caleb Malinowski des Etats-Unis. Vous pouvez voir le résultat ci-dessous.

Le championnat du monde de patine

Nouvelle épreuve inaugurée cette année, les trois finalistes devaient réaliser une patine sur place entre 11h et 17h (avec une pause d’une heure). C’est assez impressionnant de voir les souliers évoluer en fonction du temps. Les trois finalistes étaient Stéphane Villette, participant français, bien connu des passionnés, pour son passage chez Corthay où il a développé un nombre important de patines, et pour réaliser actuellement celles des paires mesure de Stéphane Jimenez. Le second participant Samuel Norsworthy fait partie de l’équipe de Gaziano & Girling, où il officie à la patine des souliers mesure. Le troisième, Andrzej Olender, est le créateur du site theshine.shoes où il propose à la vente des modèles patinés de paires de chez Yanko ou TLB avec un surcoût d’un peu moins de 100€.

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Les trois concurrents vers 11h30, au tout début de l’épreuve

Les trois concurrents vers 11h30, au tout début de l’épreuve

Ce qui est intéressant, c’est que les résultats finaux, tous les trois excellents, sont très différents dans leur rendu. La patine de Samuel Norsworthy par exemple, est très « gazianesque » dans son style, avec peu de contraste, une couleur assez sobre, mais très jolie, profonde et un glaçage parfait. Celle de Stéphane Villette correspond peut-être plus à ce qu’on attend d’une patine que l’on va commander, une couleur originale (la base est verte), avec des contrastes assez marqués et une chaussure presque bicolore. Celle de Andrzej Olender est un peu dans le même style, avec des coups de pinceaux un peu plus visibles, la base de couleur est plus classique (un marron assez clair/miel), et ici aussi on retrouve des contrastes marqués. C’est Stéphane Villette qui a gagné cette épreuve (cocorico !!), confirmant ainsi la maîtrise dont il fait preuve.

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Les trois paires patinées en fin de journée. Quelle évolution!

Les trois paires patinées en fin de journée. Quelle évolution!

Le championnat du monde de botterie

Et voilà l’épreuve reine. Cette année il s’agissait de réaliser un richelieu full brogue marron. Je dois avouer que j’étais un peu plus emballé par le cahier des charges de cette année. D’une part parce que je préfère les souliers marrons aux noirs, et parce que je préfère les souliers brogués (avec des perforations) aux modèles plus formels tel que le richelieu cap toe de l’an dernier. Même si je dois admettre que l’armée de souliers noirs de l’an dernier était peut-être plus impressionnante visuellement car il n’y avait pas de différences de couleur entre chaque pied.

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Quelques réalisations bottière. Le bout de la paire en haut à droite est… sympathique!

Jesper et Justin vont publier un article précis détaillant tous les modèles participants. Il y avait de tout, je ne suis pas le mieux placé pour juger mais dans l’ensemble on a vu de très belles choses. On notera entre autre la participation d’Anthony Delos et de Christophe Corthay. Toujours beaucoup de participants japonais et quelques participants d’Europe de l’Est.

Le vainqueur est Daniel Wegan, qui dirige l’atelier mesure de Gaziano & Girling. Son pied fait et fera longtemps débat. Pour faire simple, sa réalisation est exceptionnelle, la forme très pincée, le talon en forme de fer à cheval, la réalisation parfaite (la tige, cousue à la main, ce qui est rare, avec 21 points par pouce, et la semelle à 25 points par pouce). Mais la forme justement n’est pas faite pour être chaussée. C’est un pied extrêmement fin, ce qui accentue l’exception de la réalisation, le côté visuel, mais ne correspond pas à ce qu’on va trouver en allant chez un bottier. Alors bien sûr, on peut se dire qu’il y a peu de logique à ça. Mais en même temps, on ne parle pas d’un pied réalisé pour un client, mais d’une compétition qui permet d’illustrer l’état de l’art de ce qui peut être fait en botterie, peu importe le temps nécessaire, seule l’habileté et le talent comptent.

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Daniel Wegan, vainqueur du championnat du monde de botterie interviewé par Jesper de Shoegazing

On trouvait en deuxième position, la réalisation de Christophe Corthay (qui officie à l’Atelier du tranchet) suivi par Eji Murata de la maison Main d’or et Nicholas Lamperdorfer (de chez Gaziano & Girling, lui aussi, décidément).

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Détails du pied présenté par Christophe Corthay. J’adore cette petite touche de orange

Détails du pied présenté par Christophe Corthay. J’adore cette petite touche de orange

Un évènement qui se bonifie

Avec cette troisième édition, les organisateurs de l’évènement prouvent que celui-ci est un vrai succès, et que passée la nouveauté, nous sommes toujours nombreux à faire le déplacement. Avec la barre des 1000 participants franchie, et un peu plus de 90000€ de chiffre d’affaire pour les exposants, tout le monde peut être satisfait. Ce qui est du meilleur augure pour les prochaines éditions.

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D’autres pieds du concours

D’autres pieds du concours

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Toujours des propositions pour le championnat de botterie

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Même les semelles peuvent être décorées et personnalisées

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D’autres réalisations de Bolero

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Le mocassin à pampilles, un must have pour l’été

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résultat après 5h de patine

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Quelque chose de plus sobre, ce glaçage….

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troisième proposition, avec un laçage original

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détails du soulier réalisé par Daniel Wegan

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Un des modèles de la gamme Artista de TLB

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Le meilleur moyen de résister à la tentation…