La cravate est morte! Vive la cravate!

C’est au cours de la dernière édition du Pitti que j’ai lu ce postulat assez étonnant, la cravate serait devenue obsolète, selon cet article, elle serait « morte ». Pour un quotidien du pays de la cravate, c’est assez violent comme affirmation, d’autant qu’elle ne reflète pas forcément toute la vérité. Evidemment, en tant que grand passionné de cet accessoire de col, il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de développer le sujet.

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London Super Trunk Show millésime 2019

Le Super Trunk Show de Londres, Acte 3. Cette troisième édition aurait pu se contenter de reproduire ce qui avait été présenté l’an dernier, mais elle a encore innové avec de grands changements. Pour commencer un changement géographique. Le lieu étant encore plus central, situé sur Regent Street, à deux pas de Jermyn Street, idéal pour une petite balade dans les différentes boutiques de la rue. La principale nouveauté restant l’ajout d’un championnat du monde de patine, mais j’y reviendrai. Petit résumé de cette journée fort chargée, qui a fini en beauté un voyage qui m’aura amené jusqu’à Northampton.

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Nouveau local pour cette troisième édition
Nouveau local pour cette troisième édition

Les exposants

Le Super Trunk Show, c’est avant tout l’occasion pour un certain nombre de marques de présenter au public leur collection et surtout de permettre des essayages. Certaines maisons sont des habituées de l’évènement. Justin Fitzpatrick bien sûr, qui est aussi organisateur du Trunk Show, mais aussi Norman Villalta et la boutique en ligne suédoise Skolyx présents depuis sa première édition et bien sûr Saphir, partenaire principal de l’organisation.

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Saphir est présent depuis la première édition, une occasion de voir la gamme complète de produits

D’autres maisons étaient déjà présentes l’an dernier, telles que TLB à qui j’avais dédié un article, et qui présentait sa nouvelle gamme Artista, à la réalisation plus pointue que la gamme standard pour un surcoût modéré (425€ contre 365€). Ainsi que les marques japonaises distribuées par la plateforme JSEP : Miyagi Kogyo, Oriental/Matsumoto et Kiten.

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Les souliers de Normal Villalta à la ligne si caractéristique

Enfin, il y avait aussi pas mal de nouveaux exposants. En particulier deux maisons très connues des passionnés, Carmina, le fabricant majorquin spécialisé dans la réalisation de chaussures de moyenne gamme très prisées des passionnés souhaitant rester dans un budget modéré. Et bien sûr Gaziano & Girling, dans un registre plus haut-de-gamme, qui proposait lors de l’évènement le déstockage d’un certain nombre de modèles en fin de série. Une aubaine pour se faire plaisir avec une paire à presque moitié prix. Le choix était assez large et toutes les pointures étaient disponibles (en tout cas à l’ouverture). Mais c’était aussi l’occasion pour la marque de présenter quelques pieds de sa nouvelle ligne d’entrée de gamme proposée à 600£.

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Une réalisation Bolero

Parmi les autres participants se trouvait le bottier japonais Bolero, dont le travail semblait très intéressant (reste à se poser la question de la possibilité de faire de la mesure à longue distance). Les marques allemandes Shoepassion et Heinrich Dinkelacker, qui font partie de la même entreprise, mais proposent des produits totalement différents, avec des souliers très classiques et made in Spain pour la première, et une ligne appartenant plus à l’école austro-hongroise avec des modèles budapester et du cousu goyser chez la seconde, plus rustique…

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L’inimitable style budapester, par Heinrich Dinkelacker

Enfin la marque TWLV exposait des modèles de bottines plus casuals, qui sont moins ma tasse de thé. Et la marque J. Hopenstand de la maroquinerie réalisée en Suisse, assez minimaliste et colorée, bref très moderne.

J’ai survolé un peu tous les stands, en ayant un programme assez précis en tête de ce que je voulais voir. En particulier, j’étais très intrigué par la ligne Artista de TLB qui pourrait bien devenir un must have dans cette gamme de prix. Les formes sont réussies (en particulier le chiseld toe, ou carré atténué, qui est la forme qui m’intéresse) et le travail de la semelle à étudier un peu plus en détail (mais la cambrure très pincée par rapport au standard de cette gamme est très tentante, au moins visuellement). Je n’aurai malheureusement rien trouvé à mon pied chez Gaziano & Girling, une tragédie, enfin pas pour mon portefeuille. Mais j’ai pu trouver une paire de sneakers en veau-velours bleu chez J. Fitzpatrick à un tarif bien soldé, comme c’est quelque chose que j’avais en projet c’était une bonne occasion. Un bon bilan en somme.

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La nouvelle ligne Gaziano & Girling plus abordable mais toujours très soignée

Les championnats du monde

En plus de donner de la visibilité à des marques pas toujours physiquement présentes, le Super Trunk Show organise des compétitions liées au monde du soulier. La première année a permis de lancer cette série avec le championnat du monde de glaçage. L’an dernier a vu l’organisation d’une épreuve bien plus ambitieuse avec l’organisation des championnats du monde de botterie. Énorme succès, avec de nombreuses participations, dont quelques grands noms de la botterie mondiale.

Cette année, ces deux concours ont été complétés par une troisième épreuve, le championnat du monde de patine. Bien qu’elles soient nommées championnats du monde, ces trois compétitions restent bon enfant, et sont avant tout l’occasion de réunir les passionnés et les meilleurs artisans afin de montrer ce qu’on peut faire de mieux actuellement.

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en tout, une quarantaine de participants on proposé un pied cette année

Le championnat du monde de glaçage

Alors, je dois être honnête, je n’ai malheureusement pas pu assister à cette épreuve. Notre organisation ayant fait que nous sommes allés déjeuner peu avant le début de la compétition. Nous avons donc raté ces 20 minutes. Comme chaque année, les 3 finalistes ont dû réaliser le meilleur glaçage possible en 20 minutes sur une paire de richelieus couleur « gold ». L’épreuve n’est pas évidente, la couleur du cuir étant particulièrement claire, on ne parvient pas facilement à faire ressortir le glaçage. Le fait que la paire soit neuve n’arrange rien. Cette année, les trois finalistes étaient Alexey Vrublevskiy originaire de Russie, le japonais Yuta Sugimura, et Caleb Malinowski des Etats-Unis. Vous pouvez voir le résultat ci-dessous.

Le championnat du monde de patine

Nouvelle épreuve inaugurée cette année, les trois finalistes devaient réaliser une patine sur place entre 11h et 17h (avec une pause d’une heure). C’est assez impressionnant de voir les souliers évoluer en fonction du temps. Les trois finalistes étaient Stéphane Villette, participant français, bien connu des passionnés, pour son passage chez Corthay où il a développé un nombre important de patines, et pour réaliser actuellement celles des paires mesure de Stéphane Jimenez. Le second participant Samuel Norsworthy fait partie de l’équipe de Gaziano & Girling, où il officie à la patine des souliers mesure. Le troisième, Andrzej Olender, est le créateur du site theshine.shoes où il propose à la vente des modèles patinés de paires de chez Yanko ou TLB avec un surcoût d’un peu moins de 100€.

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Les trois concurrents vers 11h30, au tout début de l’épreuve
Les trois concurrents vers 11h30, au tout début de l’épreuve

Ce qui est intéressant, c’est que les résultats finaux, tous les trois excellents, sont très différents dans leur rendu. La patine de Samuel Norsworthy par exemple, est très « gazianesque » dans son style, avec peu de contraste, une couleur assez sobre, mais très jolie, profonde et un glaçage parfait. Celle de Stéphane Villette correspond peut-être plus à ce qu’on attend d’une patine que l’on va commander, une couleur originale (la base est verte), avec des contrastes assez marqués et une chaussure presque bicolore. Celle de Andrzej Olender est un peu dans le même style, avec des coups de pinceaux un peu plus visibles, la base de couleur est plus classique (un marron assez clair/miel), et ici aussi on retrouve des contrastes marqués. C’est Stéphane Villette qui a gagné cette épreuve (cocorico !!), confirmant ainsi la maîtrise dont il fait preuve.

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Les trois paires patinées en fin de journée. Quelle évolution!
Les trois paires patinées en fin de journée. Quelle évolution!

Le championnat du monde de botterie

Et voilà l’épreuve reine. Cette année il s’agissait de réaliser un richelieu full brogue marron. Je dois avouer que j’étais un peu plus emballé par le cahier des charges de cette année. D’une part parce que je préfère les souliers marrons aux noirs, et parce que je préfère les souliers brogués (avec des perforations) aux modèles plus formels tel que le richelieu cap toe de l’an dernier. Même si je dois admettre que l’armée de souliers noirs de l’an dernier était peut-être plus impressionnante visuellement car il n’y avait pas de différences de couleur entre chaque pied.

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Quelques réalisations bottière. Le bout de la paire en haut à droite est… sympathique!

Jesper et Justin vont publier un article précis détaillant tous les modèles participants. Il y avait de tout, je ne suis pas le mieux placé pour juger mais dans l’ensemble on a vu de très belles choses. On notera entre autre la participation d’Anthony Delos et de Christophe Corthay. Toujours beaucoup de participants japonais et quelques participants d’Europe de l’Est.

Le vainqueur est Daniel Wegan, qui dirige l’atelier mesure de Gaziano & Girling. Son pied fait et fera longtemps débat. Pour faire simple, sa réalisation est exceptionnelle, la forme très pincée, le talon en forme de fer à cheval, la réalisation parfaite (la tige, cousue à la main, ce qui est rare, avec 21 points par pouce, et la semelle à 25 points par pouce). Mais la forme justement n’est pas faite pour être chaussée. C’est un pied extrêmement fin, ce qui accentue l’exception de la réalisation, le côté visuel, mais ne correspond pas à ce qu’on va trouver en allant chez un bottier. Alors bien sûr, on peut se dire qu’il y a peu de logique à ça. Mais en même temps, on ne parle pas d’un pied réalisé pour un client, mais d’une compétition qui permet d’illustrer l’état de l’art de ce qui peut être fait en botterie, peu importe le temps nécessaire, seule l’habileté et le talent comptent.

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Daniel Wegan, vainqueur du championnat du monde de botterie interviewé par Jesper de Shoegazing

On trouvait en deuxième position, la réalisation de Christophe Corthay (qui officie à l’Atelier du tranchet) suivi par Eji Murata de la maison Main d’or et Nicholas Lamperdorfer (de chez Gaziano & Girling, lui aussi, décidément).

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Détails du pied présenté par Christophe Corthay. J’adore cette petite touche de orange
Détails du pied présenté par Christophe Corthay. J’adore cette petite touche de orange

Un évènement qui se bonifie

Avec cette troisième édition, les organisateurs de l’évènement prouvent que celui-ci est un vrai succès, et que passée la nouveauté, nous sommes toujours nombreux à faire le déplacement. Avec la barre des 1000 participants franchie, et un peu plus de 90000€ de chiffre d’affaire pour les exposants, tout le monde peut être satisfait. Ce qui est du meilleur augure pour les prochaines éditions.

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D’autres pieds du concours
D’autres pieds du concours
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Toujours des propositions pour le championnat de botterie
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Même les semelles peuvent être décorées et personnalisées
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D’autres réalisations de Bolero
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Le mocassin à pampilles, un must have pour l’été
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résultat après 5h de patine
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Quelque chose de plus sobre, ce glaçage….
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troisième proposition, avec un laçage original
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détails du soulier réalisé par Daniel Wegan
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Un des modèles de la gamme Artista de TLB
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Le meilleur moyen de résister à la tentation…

Scabal, l’exception(nel) Belge

En tant que client final, il est rare que l’on ait accès directement aux drapiers qui fournissent les tissus utilisés pour nos costumes. En général, le tailleur se charge d’avoir en boutique les liasses permettant le choix du tissu et s’occupe de la commande. Au mieux, certains passionnés vont se charger de chercher eux-mêmes leur tissu chez un grossiste,

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Sartoria Voglio : l’art du pantalon

Un des métiers qui est le plus longtemps resté dans l’ombre est celui de culottier. La personne en charge de réaliser des pantalons pour un tailleur est toujours restée dans l’ombre de celui-ci. Pourtant, l’arrivée des réseaux sociaux et avant eux des forums a permis à des dizaines de passionnés de lancer des discussions au sujet du pantalon sur-mesure, alors même que c’est la pièce Lire la suite de « Sartoria Voglio : l’art du pantalon »

Carl Friedrik, la maroquinerie minimaliste

J’ai découvert la marque Carl Friedrik il y a un peu plus d’un an lors du Super Trunk Show de Londres. Au milieu de toutes ces chaussures, forcément, des sacs, ça dénote. Lorsqu’en plus, le design des sacs est réussi, ça m’intéresse encore plus ! Mais j’y reviendrai plus bas. La bagagerie / maroquinerie me semble avoir une place à part dans le vêtement masculin. Même si les modes ont évolué, et que les pièces classiques ont été reléguées au rang d’option, ces accessoires « obligatoires » (ou plutôt pratiques) ont toujours eu une place réservée dans les rayons des boutiques. Malheureusement la plupart du temps, ce qu’on trouve est assez peu qualitatif (comme partout, la grande majorité des produits est médiocre, et une infime partie peut aller jusqu’à l’exceptionnel), et surtout un design particulièrement peu travaillé, vu et revu.

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Toni Llobera Mallorca

Trouver une bonne paire de chaussures milieu de gamme, voilà un projet bien compliqué. Déjà parce que la notion de milieu de gamme est assez floue. Où la fixer ? Un soulier à 200€ est déjà un budget conséquent comparé au budget moyen pour une paire pour homme en France qui est d’un peu moins de 60€. Pourtant, si on s’intéresse uniquement au marché des chaussures de qualité, qu’on peut résumer à celui des chaussures cousues, 200€ représentent plutôt l’entrée de gamme. J’ai tendance à considérer que l’entrée de gamme va de 150€ à 250€, le milieu de 250€ à 500€, et ce qui est au-dessus du haut de gamme (qu’on pourrait encore diviser en plusieurs catégories). C’est bien sûr une vision complètement personnelle, basée sur ma seule analyse. Ces dernières années, le marché de la chaussure a été particulièrement dynamique, avec des créations de marques pour tous les budgets et tous les styles. Dans ce flux continu d’annonces et autres posts sur les réseaux sociaux, certaines marques passent, et d’autres intriguent.  C’est le cas de TLB, dont nous allons parler ci-dessous.
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Sartoria Cuomo : l’artisanat au service du futur

J’ai toujours eu une certaine réserve vis-a-vis des réseaux sociaux. On peut très vite y devenir extrêmement visible (c’est le but), pourtant en général il n’est pas facile de se faire une opinion sur la qualité réelle des produits présentés. Depuis quelques temps pourtant je suivais sur Instagram les publications d’une petite sartoria napolitaine dont le travail me semblait particulièrement intéressant. Lors de mon dernier passage à Naples, j’en ai donc profité pour m’arrêter « quelques instants » à la sartoria Cuomo. Lire la suite de « Sartoria Cuomo : l’artisanat au service du futur »

Spacca Neapolis : le renouveau de la cravate

Le monde sartorial semble se diviser en deux catégories. D’un côté des maisons existant depuis des décennies (voire des siècles) et de l’autre de jeunes entreprises nées ces dernières années. Alors bien sûr, j’éviterai de te parler de ces marques créées par pur opportunisme pour surfer sur la mode. Je vais me concentrer sur ces marques issues de vrais projets passionnants.

 

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Les marques récentes viennent compléter et diversifier une offre qui était très étroite au début des années 2000. En particulier pour ce qui est des accessoires, on a redécouvert l’usage de certains produits, des techniques de fabrication, et des matières qui semblaient avoir disparu. Lire la suite de « Spacca Neapolis : le renouveau de la cravate »

L’Officine Paris : un petit coin d’Italie dans la capitale

Pour attaquer cette saison, j’aimerais vous présenter une belle (et jeune) adresse parisienne. L’officine Paris a ouvert il y a deux ans environ. C’est après avoir suivi l’actualité de la boutique sur les réseaux sociaux pendant quelques mois que je me suis décidé à pousser la porte de ce qui semblait bien être une petite caverne d’Ali Baba sartoriale et rencontrer Victor son fondateur. Lire la suite de « L’Officine Paris : un petit coin d’Italie dans la capitale »