Aujourd’hui, c’est botterie ! Et pas n’importe laquelle, car c’est d’un véritable coup de cœur dont je vais te parler. Louis Lampertsdörfer, le fondateur de la marque Mogada Munich a accepté de se prêter au jeu de l’interview afin de vous faire découvrir son univers. Il m’a semblé plus simple de te retranscrire directement ses réponses, mais avant ça, un peu de contexte.
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Ma bibliothèque sartoriale : les indispensables pt. 1
Cela fait quelques temps que m’est venue l’idée de consacrer quelques articles à ce sujet. Avec les années, j’ai constitué une petite collection de livres traitant du vêtement. Parmi les plus de trente ouvrages qui la constituent, il y a eu des révélations, des lectures exceptionnelles, et malheureusement quelques déceptions. Comme nous approchons de Noël, et qu’il te reste peut-être quelques cadeaux à faire pour tes proches, ou pour le Secret Santa (quel nom absurde) au bureau jeudi, voilà quelques petites idées, si tu as des gens qui s’intéressent aussi au sujet dans ton entourage (ou que tu dois glisser des idées de manière subtile à tes proches). Je vais donc commencer par les références qu’il me semble vraiment intéressantes à avoir dans sa bibliothèque.
Lire la suite de « Ma bibliothèque sartoriale : les indispensables pt. 1 »S’il fallait tout recommencer partie 1 : Les souliers
Nous voici dans le premier article d’une série qui va me permettre de réfléchir encore et toujours aux essentiels. Avec le temps on accumule, on teste, certaines pièces deviennent nos incontournables (on les achète même plusieurs fois), et d’autres prennent un peu plus la poussière… Mais que ferais-je si je devais tout reprendre à zéro ? On se dit que c’est simple il y a ça, et puis ça ah et ça aussi… Se limiter à quelques pièces, ça demande de choisir, et choisir c’est renoncer. Et je déteste renoncer…
Lire la suite de « S’il fallait tout recommencer partie 1 : Les souliers »Les indispensables de l’été
L’été est là. Un peu trop même vu les températures actuelles. Et si l’été implique souvent mariage (cf l’article précédent), c’est aussi le moment des vacances, souvent ensoleillées au bord d’une plage ou d’une piscine. Comme c’est aussi fréquemment notre voyage le plus long de l’année, cela implique de bien préparer sa valise pour ne rien oublier. J’ai donc eu l’idée de ce petit article pour te présenter mes indispensables de l’été.
Lire la suite de « Les indispensables de l’été »Malfroid, Chausseur parisien
Je fais mal mes devoirs. Il faut bien admettre qu’en tant que pseudo-blogueur de la chose sartoriale, je devrais m’intéresser à chaque nouvelle maison qui se crée, être à l’affût des nouveaux acteurs qui viennent révolutionner le marché. Oui, mais non. D’une part parce que je suis relativement feignant, d’autre part parce que pour peu que la marque me plaise, je dois trouver du budget pour tester. Or, n’étant pas financé par un généreux mécène, les choses prennent leur temps. Tout ça pour dire quoi ? Il faut bien l’admettre, quand j’ai commencé à voir des posts Instagram sur Malfroid je n’ai pas prêté autant d’attention qu’il aurait fallu. L’erreur… Parce que finalement, des nouvelles maisons pour lesquelles j’ai eu un vrai coup de cœur ces dernières années, il n’y en a pas eu tant que ça (je suis à la fois difficile et snob, ça n’aide pas). Alors quand Victor, le co-fondateur de Malfroid m’a contacté, vu que nous avions une bonne connaissance en commun, pour me présenter sa marque, il m’a bien fallu admettre, qu’il y a quand même des univers sympathiques à découvrir. Mais reprenons les choses depuis le début.
Histoire d’une tenue de mariage : l’épineuse question des tenues d’été
Les gens devraient se marier en hiver. C’est une évidence, non ? Quand même, c’est vexant ces mariages l’été ! Imagine, nous sommes invités à un mariage et on veut se faire beau, trois pièces ? Croisé ? un beau pardessus ? Que nenni ! Il va faire 30° et ta tenue doit reléguer le style au deuxième plan pour préférer ton confort personnel. Quelle frustration…. Non pas qu’il n’y ait pas de beaux tissus d’été, loin de là, mais en général c’est ce dont on s’occupe en dernier lorsqu’on construit son vestiaire, et en général c’est plutôt trop décontracté pour un mariage (enfin, ça dépend du mariage, mais quand même…).
Lire la suite de « Histoire d’une tenue de mariage : l’épineuse question des tenues d’été »Les fondamentaux du vestiaire : t’aurait-on menti?
Ah ! en voilà un titre racoleur ! De quoi commencer l’année sur les chapeaux de roue ! Plus sérieusement, il m’a semblé intéressant de faire cet article en complément de celui sur comment j’ai construit mon vestiaire.
Entendons-nous bien, beaucoup de choses ont été écrites sur ce sujet, les top 32 des pièces à avoir dans ses placards, les indispensables pour commencer…. Sont totalement valables, mais il m’a semblé, après quelques années qu’ils avaient tous un défaut important : s’ils intéressent aux fondamentaux sartoriaux ils partent tous du principe que le lecteur travaillerait dans la finance à la Défense (je caricature un peu, bien sûr, mais tu vois l’idée). Or il me semble que ce qu’on peut observer depuis quelques années (environ 30), c’est une disparition progressive de l’uniforme du cadre d’entreprise pour faire place à un vestiaire moins formel et plus diversifié (plus fun aussi). Portes ouvertes bonjour…
Lire la suite de « Les fondamentaux du vestiaire : t’aurait-on menti? »Heinrich Dinkelacker : une autre idée du soulier
Petite nouveauté sur le blog, j’accueille aujourd’hui Raphaël, un très bon ami, sartorialiste et fin connaisseur de la chose calcéophile. Il m’a proposé il y a quelques temps d’écrire sur une marque peu représentée sur le web francophile, Heinrich Dinkelacker. N’étant pas moi-même client de cette maison, et comme tu le sais étant défenseur de retours d’expériences concrets venant du terrain, j’ai volontiers accepté de lui prêter ma colonne bloguistique pour te parler de son expérience avec la marque, complétée par une interview avec l’équipe de la marque. Lire la suite de « Heinrich Dinkelacker : une autre idée du soulier »
Construire une garde-robe à budget limité
Voilà bien un sujet qui revient régulièrement sur le devant de la scène ! Et difficile à traiter tant les informations que l’on donne peuvent vite devenir obsolètes. Mais comme cela m’a été demandé plusieurs fois, il est temps d’attaquer le sujet de la constitution d’un vestiaire à coût maîtrisé. Que ce soit parce que l’on est étudiant, jeune actif ou qu’on souhaite tout simplement développer son style sans y consacrer la plus grande partie de son épargne, il est rassurant de se dire que l’on peut s’habiller, et même mieux, avoir des tenues pleines de style tout en ne passant pas par la case grande-mesure ! Lire la suite de « Construire une garde-robe à budget limité »
Myrqvist: des souliers abordables venant de Suède
Bien que le Web aie permis de globaliser les ventes de produits, il en est certains pour lesquels c’est plus difficile que d’autres. La chaussure en est un parfait exemple. C’est un vêtement à tailles, sans l’essayer difficile de se lancer. Et contrairement à une veste qu’on pourrait retoucher, il est beaucoup plus difficile de modifier le chaussant d’un soulier. C’est certainement pour cela que les marques de chaussures restent encore assez limitées dans leur conquête de nouveaux marchés. Et c’est également pour cela que la marque que je te présente aujourd’hui n’est pas très connue sur les médias français.

Myrqvist, un produit traditionnel avec une présentation moderne.
Comme souvent, je me suis intéressé à Myrqvist parce que j’ai rencontré ses fondateurs. J’ai rencontré Sebastian Öhrn et Olle Ringstedt les deux co-fondateurs de la marque lors du Super trunk Show 2018 à Londres. Eux sont Suédois, et leur aventure a débuté en 2016 en réalisant rien de moins qu’un petit exploit en lançant une marque de chaussures cousues Goodyear d’entrée de gamme. La campagne de crowndfunding est un succès et le financement attendu (environ 10 000 €) est atteint en une semaine, et à la fin du mois c’est 70 000 € qui ont été récoltés, ce qui en fait (à l’époque en tout cas) la campagne Kickstarter la plus élevée pour un projet dans le domaine de la mode en Suède. Oui oui, rien que ça, alors qu’on parle d’un produit plutôt difficile à vendre, chapeau !

Leur idée était de pouvoir proposer sur le marché suédois un soulier en cuir, cousu Goodyear à un prix abordable. La gamme dessinée en Suède est un classique du genre, les patronages et les formes sont classiques, on y retrouve tous les modèles qu’un gentleman peut rechercher. Alors bien sûr, les esprits chagrins pourraient râler sur un manque d’originalité de la gamme, mais après tout, c’est ce qui se vend. Leurs produits étant destinés au marché suédois, la majorité des modèles sont proposés soit avec une semelle entièrement cuir, soit avec un patin afin d’être adaptés au climat suédois, plus rude que le nôtre.

Contrairement à ce que l’on peut entendre sur certaines marques, qui choisiraient de passer d’un made in Europe vers d’autres continents, en général pour réduire les coûts au prix d’une baisse de qualité, le parcours de la marque a été inverse. A sa création, les chaussures étaient fabriquées au Vietnam, puis en Inde, mais afin de satisfaire une recherche d’une meilleure qualité, la production a été finalement confiée à un atelier portugais.
Une visite sur le stand de la marque lors du Trunk Show m’a permis de découvrir les modèles et une ligne de produits qui dans l’ensemble me semblait tout à fait cohérente. Alors bien sûr, ne rêve pas. Une paire de myrqvist coûte environ 210 €, à ce prix là il faut faire des concessions. La qualité du cuir sera forcément en retrait par rapport à celui de paires à un tarif plus élevé, c’est avant tout là-dessus que des économies peuvent être faites. Malgré cela les cuirs viennent de tanneries françaises (ce qui veut tout et rien dire, mais c’est plutôt prometteur).

Alors pourquoi s’intéresser à une paire si pour quelques dizaines d’Euros de plus il y aurait mieux ? La bonne question…. Et bien parce que l’offre me semble répondre à un marché qui ne me semble pas si développé que ça. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au beau soulier, il y a presque 8 ans, il était possible de trouver autour de 150 € des chaussures d’une qualité correcte. Avec le temps, les prix ont augmenté (il faut bien faire des marges à un certain moment, et le prix du cuir explose). Trouver un soulier cousu réalisé en Europe, avec un cuir lui aussi européen, et un design qui correspond à mon idée d’une belle paire de chaussures est devenu plus compliqué. Dans le même temps, le soulier d’entrée de gamme pose un souci. Lorsque quelqu’un me demande conseil, lui proposer des marques reste possible, mais dès qu’on aborde le sujet du bon entretien, ça se gâte. Il faut rajouter une paire d’embauchoirs, la pose d’un patin et de fers, sans compter les crèmes et cirages (bon, là c’est différent, on n’en rachète pas à chaque paire). Et le budget explose, parce que là où ces coûts représentent une part limitée du prix de la paire, le ratio devient bien plus important pour une paire à bas prix. J’ai donc trouvé l’idée de Myrsqvist de pouvoir, pour celui qui le désire, limiter le coût avec un patin déjà intégré. Bref tout un tas de petites raisons qui m’ont fait considérer la marque comme une alternative plus qu’intéressante pour ceux à la recherche d’un produit d’entrée de gamme sans pour autant faire trop de concessions. Raison pour laquelle j’ai eu envie de tester une paire.

Retour d’expérience, un an avec une paire de Myrqvist
Quelques semaines après le Super Trunk Show j’ai donc réceptionné ma nouvelle paire de chaussures. Pas de surprise par rapport à ce que j’avais vu à Londres, le produit répond à son cahier des charges. Je note un cuir qui me semble prompt à plisser, mais cela ne m’étonne guère, d’autant que j’ai tendance à faire plisser rapidement la plupart de mes chaussures, rien d’affolant donc.
J’ai donc commencé à porter cette paire assez régulièrement. J’avais fait exprès de choisir un richelieu marron foncé, histoire de pouvoir le porter sans me poser de questions. Pour être tout à fait honnête, j’avais en tête d’utiliser cette paire pour pouvoir rester habillé de manière assez formelle même dans des conditions où je ne souhaite pas porter de paires trop coûteuses (les plus innocents penseront aux intempéries, et les plus médisants à des soirées trop arrosées), ma paire de Myrqvist a donc vécu des conditions plus rudes que la plupart de mes autres paires.

Et au final ? Ayant pas mal de retard pour la rédaction de cet article, j’ai eu le temps de porter ma paire régulièrement. Je dois avouer que je suis plutôt satisfait. Le chaussant est assez large, ce qui m’arrange, même pour une journée un peu chargée (ou une nuit à faire la fête) si mes pieds gonflent un peu, je peux continuer à les porter. J’ai aussi trouvé que le talon s’emboîtait plutôt bien avec le mien, ce qui me donne un bon maintient général (plus que certaines autres paires). La forme du soulier, pas vraiment racée comme chez certains grands noms du soulier, n’est pas totalement ronde, ce qui lui permet d’être à la fois pas trop pataude mais quand même confortable (certains diront trop).

Myrqvist, une marque inspirante
Comme je le disais malgré mes commentaires positifs, il reste un frein, tu ne peux pas essayer la marque à Paris, c’est un risque à prendre si tu souhaites la tester. Mais j’ai tenu à te la présenter, car j’y ai surtout trouvé du positif. Le produit certes, mais aussi l’univers de la marque, moderne, minimaliste, épuré, on pourrait dire « jeune » bref, adaptée à un nouveau public. C’est donc pour moi une option tout à fait envisageable dans sa gamme de prix. Une belle découverte donc associée à une belle histoire entrepreneuriale !










